Soirée Jean-Pierre Perreault (UQAM 2009)

Affiche : UQAM 2009, photo : Robert Etcheverry
Affiche : UQAM 2009, photo : Robert Etcheverry

Montréal, novembre 2010
Philip Szporer

Par son authenticité, l’intensité de son travail de création et son aptitude à communiquer le désir de danser, Jean-Pierre Perreault a été une source d’inspiration pour les artistes autant que pour le public.

Le concept pour la Soirée Jean-Pierre Perreault a vu le jour quand Ginelle Chagnon et la Fondation ont été approchées par le Département de danse de l’UQAM qui cherchait à enrichir le syllabus de son cours intitulé Spectacle chorégraphique dirigé II. D’emblée, il fallait composer avec le fait que plusieurs des 25 étudiants n’auraient jamais vu le travail de Perreault, alors que d’autres n’auraient peut-être même pas entendu parler de cet artiste important.

Un aspect stimulant du projet a été de guider les étudiants sur le plan pédagogique pour qu’ils s’imprègnent de la vitalité du vocabulaire dansé de Perreault et de sa vision de l’utilisation du corps dans l’espace. Plutôt que de simplement puiser des renseignements dans des archives vidéo puis de reconstruire et d’adapter des mouvements à partir de cette source, on a recruté des experts de la discipline – des artistes de la danse ayant travaillé ou dansé pour le chorégraphe – pour initier les étudiants de 1er cycle à trois de ses œuvres de la première heure : Continental (1973), Dernière Paille (1977) et Huit minutes (1982). Les jeunes interprètes se sont immergés dans le processus chorégraphique de Perreault, pour y découvrir non seulement ses idées sur le mouvement, mais aussi sa façon de concevoir les décors, les costumes et l’éclairage.

Même au tout début de sa carrière, Perreault s’est intéressé à l’utilisation du poids du corps en mouvement, à la démarcation de l’architecture corporelle dans l’espace, et il n’a jamais reculé devant les défis posés par les contraintes physiques, par les relations et les contacts entre partenaires ainsi que par l’effort requis pour donner entièrement forme au potentiel de son œuvre.

En nous engageant dans un processus comme celui-ci, il importe de montrer d’où nous venons, à la fois culturellement et socialement. Ces premières danses de Jean-Pierre Perreault mettent en relief la connaissance que nous avons de ses grandes œuvres. Par cette collaboration avec les étudiants en danse de l’UQAM, la Fondation a pu transmettre les principes de base de son travail d’interprétation et léguer ainsi une véritable compréhension de son œuvre.

Philip Szporer est écrivain, journaliste, réalisateur et conférencier reconnu dans le milieu de la danse. Il a été invité par la Fondation à participer, au cours de l’automne 2009, à la documentation du processus de reconstruction.

Texte original en anglais traduit par Colette Tougas.

  • Introduction au projet

    Photo Robert Etcheverry

    Marc Boivin (président de la Fondation Jean-Pierre Perreault), Marie Beaulieu (directrice du Département de danse de l’UQAM de 2006 à 2010) et Ginelle Chagnon (directrice artistique du projet et responsable de l’adaptation des œuvres) nous donnent leur point de vue sur le projet Soirée Jean-Pierre Perreault.

    lire la suite »
  • Processus de reconstruction

    En répétition, photo : Robert Etcheverry

    Sous la direction de Ginelle Chagnon et entourés de Christine Charles, Maya Ostrofsky, Daniel Soulières, Tassy Teekman et Jean Gervais (tous anciens collaborateurs de Perreault), vingt-cinq étudiants ont interprété Jean-Pierre Perreault à partir de la reconstruction et de l’adaptation des pièces Continental (1973), Huit Minutes (1982) et Dernière Paille (1977).

    lire la suite »
  • Représentations

    Dernière Paille en spectacle (2009), photo Robert Etcheverry

    Le travail d’adaptation, de reconstruction et de répétitions a mené à la présentation de la Soirée Jean-Pierre Perreault, offerte à l’Agora de la danse à quatre reprises entre le 16 et le 19 décembre 2009. Ce travail de reconstruction est une initiative du Département de danse de l’UQAM et s’est déroulé sous sa responsabilité en collaboration avec la Fondation Jean-Pierre Perreault.

    lire la suite »